Jean-Pol GODART 

1961 Mons (BE) – 2005 Aubechies (BE)

Jean-Pol Godart died as a result of an accident at the age of 44. One might think that his work would have been much more significant had his fate been otherwise but nothing could be less certain. In a fervour of creativity which lasted several years, Jean-Pol produced 13 crosses, essentially comprising a variety of wood cut-offs and nails. He elevated some of them with colour. Was Jean-Pol religious? Did his work represent the crucifixion? As to the first question, I don’t think so and as to the second, his work may simply represent an image which he had seen and which marked him. There may be no deeper message. However, he questioned the existence of God, life after death, hell, Satan. In any event Jean-Pol passed on together with these mysteries and his questions. The conception of his sculptures, of his creations, took place only during a short period of his life but Jean-Pol’s name is written in the Pantheon of artists among whom he probably had no intention of appearing.

Dieu existe-t-il ? Va-t-on au ciel quand on est mort ? Va-t-on en enfer ? Et le diable ? Et Jésus ? 

Les interrogations métaphysiques de Jean-Pol se transposent dans une accumulation de crucifix de tailles diverses, colorés ou non en fonction de ses états d’âme. Le tronc et les membres de ses christs, chacun symbolisé par des morceaux de bois collés, de-ci de-là, sont cloués laborieusement par un profond silence, proche du recueillement. La  crucifixion est longue, pénible, parfois plus de trois heures pour un clou transperce un bras, un pied. Souvent le métal plie, semble refuser la tâche sacrilège que le tortionnaire lui impose ! Et enfin, après d’interminables journées de supplices, Jean-Pol pose son manteau, fixe la croix et son regard semble se perdre vers un infini qui l’exorcise un instant de ses angoisses. 

(Mario Delbianco, « Jean-Pol Godart », in :  Art en Marge. Collection, Edition Art en Marge, Bruxelles, 2003)

 

Des croix réduites à leur plus simple expression, deux morceaux de bois assemblés, parfois peints, souvent criblées de clous comme pour accentuer le caractère sacrificiel de l’objet. Il en résulte une émotion universelle. Directeurs de musées, commissaires internationaux ou unanimement reconnu la qualité de cette oeuvre habitée, reflet d’un indubitable mysticisme. 

(Carine Fol, « Cell’art Group : création et partage d’émotion », in : Cell’Art Group, Edition Home André Livémont, Aubechies, 2009)

 

Pendant un certain temps, il n’a confectionné pratiquement que des crucifix au moyen de bouts de bois qu’il assemblait. 

Il est parti avec le sens de ces créations. Était-ce des témoins de sa foi ? Était-ce les traces d’un rapport particulier avec l’au-delà ? Pour toute réponse, il ne reste que les crucifix. 

(Jacky Legge, « Jean-Pol l’absent », in : Cell’Art Group, Edition Home André Livémont, Aubechies, 2009)