Jean-Marie HEYLIGEN

1961 Ath (BE)

The artist Jean-Marie Heyligen is an all-rounder, equally expert when working with pastels, oils or acrylics, or when producing engravings or, as for this exhibition, sculptures. Jean-Marie carefully selects the wood for his sculptures as well as the shape, which he normally maintains. In his sculpting, Jean-Marie generally coats his primary material, sometimes to the extent that it is completely hidden from view. Thus he has created a number of sculptures entirely coated in lead, adding string as hair, nails, metal plaques, feathers and any other matter that he considers to be decorative but which has significance. Sometimes he completes his sculptures by adding further pieces of wood which are often attached precariously to the principal structure, as arms, a bow or a shield. Thanks to both Jean-Marie Heyligen and the Livémont care home, a number of sculptures were donated to the Paul Duhem Foundation and we are pleased to show one of these latest works, which represents a tree trunk that is barely touched save for some insertions of pebbles. Breathtaking!

Bruno Gérard, 2017

Video portrait (Chamb’art) – FR

Devant une reproduction de peinture d’un nu, il y eut sa question ou demande d’autorisation : “Je peux peindre un nu?”. Le résultat fut saisissant, il ne s’agissait pas seulement pour lui faire mais de comprendre la femme dans sa nudité, d’en faire l’inventaire, observer, imaginer sa complexité. Le résultat fut étrange, sans précédent : c’est un corps dépourvu de séduction et d’ésotérisme. La femme dans un réalisme cru. Le premier nu de Jean-Marie, c’est un fétiche d’une grande puissance positive et négative, le bien et le mal, c’est selon. Ou alors, une déesse préhistorique, un nu essentiel : des yeux, des seins, un sexe, bras et jambes sont superflus. C’est la cellule primaire. 

Plus tard, c’est le bois qu’il découvre. L’artisan complète l’artiste. Il s’attaque à de grands troncs qu’il marque de milliers de coups de burin et bientôt, les chargent de métaux divers : capsule de bouteilles, fond de douille (c’est le pays des chasseurs), plaque de cuivre. Ce n’est plus le fétiche mais le totem, le masculin. 
(Françoise Henrion, « Jean-Marie Heyligen », in :  Art en Marge. Collection, Edition Art en Marge, Bruxelles, 2003)

Lorsque Jean-Marie Heyligen réalise des sculptures, son choix de matériaux se porte souvent sur des morceaux de bois dont la forme est suffisamment évocatrice pour donner naissance à de curieux personnages d’aspects totémiques. Plus récemment il a découvert le métal qu’il tord, soude et assemble avec la même jubilation et force originaire.
(Carine Fol, « Cell’art Group : création et partage d’émotion », in : Cell’Art Group, Edition Home André Livémont, Aubechies, 2009)