Georges DUESBERG (Jojo Aimé) 

1944 Ensival (BE)  –  1995 Beloeil (BE) 

 

Photo © La Pommeraie

Georges followed a photography course in his youth. All his life he kept his love of minutiae and precision of form. Georges was a painter of the everyday, he painted what he considered to be important events of the week: the Olympic games, a cycle race, the arrival of a horse at La Pommeraie, Baudouin’s death, … and always, just below the surface, the city of Liège where he lived and which he will always love. With enormous precision, he would surround himself with documents to inspire his pictures. He would leave nothing to chance in realising his work. Every area to be coloured would be considered at length, with the desired pigment indicated in pencil. His pictorial vocabulary was peculiar: ‘light burnish’, ‘dark mauved’, … once the framework of the picture was complete, he would take out his pots of gouache and his brushes and begin crafting. He would take colours directly from the pot, pure, never mixing them. He had a particular gimmick which he never explained: he burst the eyes of the people and animals he painted. This was not done brutally manner but, on the contrary, by cutting up the eye with meticulous precision.

(Bruno Gérard, ‘Georges Duesberg. Jojo Aimé’, in Marginal Art, Ed. Art en Marge, Brussels, 2003)

Georges Duesberg, also known as Jojo Aimé, died prematurely in 1995. A large selection of his work was donated to the Art et Marges Museum in Brussels. The remainder of his work (around 80 pieces) forms part of the collection of the Paul Duhem Foundation.

(Bruno Gérard, « Georges Duesberg. Jojo Aimé », in : Art en marge, Edition Art en Marge, Bruxelles, 2003)

 

  • Les sports ont tenu dans son regard une place particulière, les drapeaux belges, le ciel étoilé européen, ainsi que les divers événements folkloriques. D’autres travaux touchent à l’imaginaire des contes d’Orient, au ciel d’émeraude, où tout par référence se met à scintiller, à résonner, le soleil et la lune dialoguant dans un souci d’égalité.
    Jean-Pierre Vlasselaer, ex-Attaché principal aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et des Affaires Sociales de la Communauté Française de Belgique
    (Jean-Pierre Vlasselaer, « Jojo aimé – Georges Duesberg – ou la force du regard de l’œil, évidé », in : Appel Group, Edition Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne)
  • Georges Duesberg a le sens de l’essentiel… ramener au plus tôt le spectateur au propos exprimé. Ici, pas de détour sémantique ni d’élucubrations esthétisantes. Il faut viser l’efficacité, à la manière de l’art graphique, tabler sur le choc de l’image, la clarté des mots dessinés ou peints, l’évidence de la couleur. Pas de chemins de traverse, le sens du vertical, de l’horizontal, et surtout de la surface doivent suffire à mettre le spectateur dans le lieu juste de l’intention. Souvent, le dernier se voit divisé en trois parties, dessin dans le dessin, réponse à son vis-à-vis, tout autant qu’appréhension plus limitée de la surface.
    Jean-Pierre Vlasselaer, ex-Attaché principal aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et des Affaires Sociales de la Communauté Française de Belgique
    (Jean-Pierre Vlasselaer, « Jojo aimé – Georges Duesberg – ou la force du regard de l’œil, évidé », in : Appel Group, Edition Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne)
  • La mise en page et la couleur renvoient ensemble à un certain univers de l’art pop, à un certain psychédélisme de tradition hippie.
    Jean-Pierre Vlasselaer, ex-Attaché principal aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et des Affaires Sociales de la Communauté Française de Belgique
    (Jean-Pierre Vlasselaer, « Jojo aimé – Georges Duesberg – ou la force du regard de l’œil, évidé », in : Appel Group, Edition Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne)
  • Les personnages de Duesberg ont tous les yeux crevés. Est-ce pour mieux voir, pour traverser le miroir de la feuille et être au-delà? Le mystère est entier. Il ne s’agit pas de lacérations violentes. Tout au contraire, de découpes au scalpel, de retenues qui précisent la découpe. L’œil et rien que l’œil. L’œil qui permet la création. L’œil qui permet sa perception, l’œil qui, par-delà l’œuvre, s’ouvre sur le réel. 
    Jean-Pierre Vlasselaer, ex-Attaché principal aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et des Affaires Sociales de la Communauté Française de Belgique
    (Jean-Pierre Vlasselaer, « Jojo aimé – Georges Duesberg – ou la force du regard de l’œil, évidé », in : Appel Group, Edition Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne)