André DELVIGNE

Artist, photographer and art therapist in the Atelier 47B and Atelier 47B workshops which were established by the psychiatric hospital Le Chêne aux Hayes in Mons.

I invested much of myself, heaps of emotional baggage, much time, dough, blood, smoke, thoughts. Maybe even artistic feeling.
I’m obviously lying when I say that I’m not attached to it. Did I said that? Yes, it’s a precious icon in my view. 
But I know that the result would be innocuous if there’s not investment.
As for me, I invest, retract, project, a space for thought, a miniature temple, where to remember, the sacred.
The mysterious!
We all have our images, our symbols, and I challenge anyone who tells otherwise. 
It is not disordered. It’s a creation, a piece, a construction, in progress. There are guidelines, restrictions, impossibilities, convergences, links, procedures, prayers, libations, meaning and more meaning.

André Delvigne

Exhibited within the framework of ‘Parallel Trajectories’ at the community arts centre in 2016, the piece was donated to the Paul Duhem Foundation in 2017.
André Delvigne also donated a Julien Tama piece to the Paul Duhem Foundation.

L’hôtel de passe de ma psychose s’appelle un autel.
Un autel qui a pour nom: “Le bureau du Boss”.
Le Boss parce que c’est Lui qui commande. C’est comme ça depuis tout petit.
Ce bureau du Boss existe depuis 2001.
Je pense que le peintre Stefano Console l’a nommé comme ça le premier.
A l’époque, il avait la taille d’un bureau.
Une cellule de nonne, revisitée, artistique, collective, démente, loufoque, complètement mystique dans une chapelle.
Un tas d’anecdotes existent à son sujet.
Beaucoup sont vraies.Il a accueilli des tas d’expériences, psychédéliques, artistiques, spirituelles et sensuelles intenses.
Il y avait beaucoup de Mojo là-dedans !
Ensuite, il a métastasé sur des cheminées, empoisonné des couples, accompagné des choix difficiles, sublimé des moments.
Il s’est changé en appartement, valise, coffre. Puis il a un peu hiberné dans le froid des rituels automatiques.
Le regard plein d’énergie de Bruno Gérard l’a réveillé.
En cours de route il a changé de forme.
Ce n’est pas une idolâtrie car il ne me parle que de néant, tout, unité, vie, mort, amour, amitié, filiation, fraternité, temps, beauté, désir, absence, inconscient personnel, collectif, folie et tout ce que je ne dis pas.
Toute ma vie faite de synchronicités incroyables y est résumée symboliquement.
Je suis content qu’il soit exposé ailleurs car il m’obsède.
En fait, il n’est pas encore parti qu’un autre prend forme sur la cheminée.
Aujourd’hui, je ne peux pas vivre sans.

André Delvigne, 2018