Jean-Michel WUILBEAUX 

1969  Valenciennes (FR)

Photo © Jacques Robert

Je compare toujours Jean-Michel à un papillon qui butine, qui se nourrit de toutes les fleurs qu’il rencontre. La vie passée et présente de Jean-Michel est sa source d’inspiration et il va d’un sujet à l’autre pour exprimer ce qu’il ressent. Souvent, il se sent blessé et cela transpire au travers de sa peinture. Il veut que le spectateur comprenne son message et il réfléchit longuement avant de commencer son travail. Depuis quelques temps, non seulement il met son nom, son prénom, la date où il a commencé son œuvre et la date où il l’a finie. En plus, il met toutes les références colorées de la palette qu’il a utilisées sur la côté de la toile, ainsi que des mots clés pour bien nous faire comprendre le sens de son travail. Dans le même esprit, Jean-Michel dessine ce qu’il sait et non ce qu’il voit et il est prêt à toutes les audaces graphiques pour mettre en scène sa vérité de l’objet.

(Bruno Gérard, Débridé(e)s, Ed. Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne, 2008 – Prix Fondation Désidé Jaumain)

Lorsque Jean-Michel est maussade, il peint sa ville (Denain) en soulignant de traits blancs ses éclats qui semblent alors des tissus africains, et puis, des visages de femmes que la jungle entoure. Ce n’est pas la peur du vide qui l’inquiète et le contraint à remplir tout l’espace mais le souci de bien faire, de finir, et il le reconnaît, de se forger un style, à quoi entre les autres on le reconnaîtrait.
Xavier Canonne, ex-chef du Secteur des Arts plastiques de la Province de Hainaut et actuel directeur du Musée de la Photographie à Charleroi
(Xavier Canonne, « Les très riches heures de Jean-Michel Wuilbeaux », in : Appel Group, Edition Centre La Pommeraie, Ellignies-Sainte-Anne)